Sous le thème « Faire avancer la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes du Mali à travers la promotion de leurs droits », le Mali a marqué d’une empreinte solennelle la Journée panafricaine des femmes, célébrée chaque 31 juillet. La cérémonie officielle s’est tenue ce jeudi au CICB, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’organisations de la société civile, d’ONG nationales et internationales ainsi que de nombreux professionnels des médias.
Dans une ambiance empreinte de reconnaissance et de mobilisation, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, a ouvert la rencontre en rendant hommage aux figures historiques du militantisme féminin africain, telles qu’Aoua Kéita, Sira Diop, Jeannette Attaher Haidara ou encore Jeanne Martin Cissé. « Le 31 juillet est plus qu’une date : c’est une invitation à renouveler notre engagement collectif en faveur de l’équité et de l’émancipation », a-t-elle déclaré.
Le message de la journée a aussi été porté par Mme Diallo Kama Sakiliba, vice-présidente de l’Organisation panafricaine des femmes pour l’Afrique de l’Ouest. Elle a dressé un tableau sans concession des défis auxquels les femmes font face : déplacements forcés, déscolarisation des filles, violences basées sur le genre, changement climatique, pauvreté accrue dans les zones de conflit. Face à cette réalité, elle a lancé un appel vibrant à la jeunesse pour poursuivre la lutte. « Une société où les femmes s’épanouissent est une société qui progresse durablement », a-t-elle affirmé.
Moment fort de cette célébration : la remise d’attestations de reconnaissance à plusieurs femmes et hommes de médias, salués pour leur engagement à faire entendre les voix féminines et à promouvoir les valeurs d’inclusion et de justice.
En filigrane de cette journée, un message clair : les combats pour les droits des femmes restent d’actualité et doivent s’adapter aux nouvelles urgences sociales, économiques et environnementales. La Journée panafricaine des femmes n’est pas une fin en soi, mais un point d’étape dans un combat qui se poursuit, avec détermination et solidarité.
Assa Sakiliba
Crédit photo : Coumba Bah